On dit de la vie que le meilleur sentiment qu'elle ait fait exister est l'amour, l'amitié , ces mots courants , forts, pleins de sens , intenses, bourrés d'émotions diverses, complexes mais si magnifiques. Il y en a un qui je crois peuvent leur être à hauteur égal. Le réconfort . Quoi de mieux que l'affection, le soutien , l'écoute, la tendresse, des mots si doux, des mots dénués de violences qui apaisent les maux de l'âme, les douleurs du passé par des étreintes qui soulagent. Le réconfort . Un mot parfois longtemps inconnu en théorie et en pratique. Et c'est alors que survient ce vide immense qui vous assaille . Le vide. Un mot qui ne perd en aucun cas sa valeur mais usé de mon langage. Toujours d'actualité . Un vide , un vertige , comme deux pieds qui tanguent au-dessus d'un sommet, où il suffirait d'une brise pour perdre l'équilibre et tomber une nouvelle fois. Une énième chute, d'un fil fragile, que l'on essaie par tous les moyens de solidifer, comme nos edifices, pour mieux se preparer à l'avenir, à defaut de réparer le passé. Ce mal qui nous embrasse, que l'on rejette, la chance qui sourit enfin, mais les vieux démons qui continuent de hanter et par tous les moyens reconquérir leur proie. Et quans survient quelques notes de musiques, un rythme un peu familier, on replonge dans de lointains proches souvenirs , qu'on ne saurait trop qualifier de bons ou non, puisque dans leur douleur a pu apparaître un peu de lumière au fond du tunnel. Et parfois l'on cherche à comprendre les raisons de cette nostalgie, mais au fond, c'est le caractère , la personnalité , qui en sont l'origine de s'obstiner à penser des choses qu'on souhaite oublier mais qu'on ne peut pas, trop rattacher à elle, trop inoubliables. Trop fortes de tout . Trop pleines de sens . Trop bouleversantes. Malgré tout on avance, pieds liés mais la tête dans les étoiles, à rêver qu'un jour puisse tout ceci en venir à bout.