Texte ininterressant à lire mais fallait que je l'ecrive quelque part.
J'étais dans le noir et un jour tu es venue et tu as voulu savoir pour quel motif j'y étais, dans cet endroit, dans ces parenthèses. Sans m'en rendre compte et très simplement, je t'ai parlée de ma vie. De ce qui m'étais arrivée. Des chemins parsemés d'embuches que j'avais traversés. Pourquoi j'étais ici. Pourquoi je faisais une pause de ma vie. On est allé se poser dehors, près de la rembarde de cette espece de terrasse qu'il y avait, et on s'est mis à discuter longuement. Je t'ai demandée qui tu étais, je voulais en savoir plus sur cette personne qui s'intéressait à moi. Peu à peu tu parvenais à m'apprivoiser, moi qui détestait parler de ma vie, de mes émotions. Le matin , tu me proposais de venir fumer avec toi et on parait se refugier derrière le bâtiment parce que tu savais qu'on avait pas vraiment le droit. Si on peut dire. Et pendant que nos ciagrettes disparaissaient en fumée, nous discutions de la vie , parce que tu me redonnait le goût de la vie et l'envie de prononcer à nouveau ce joli mot de 3 lettres douces. Ca me redonnait du courage pour la journée parce que du courage à cet époque je n'en avais plus, du moins c'est ce que je croyais à ce moment là. Et pourtant .... Oui tu me redonnais mon sourire perdu, et je souriais avec plaisir. QU'EST-CE QU'ON A RIT ! Chaque jour où tu étais présente j'avais ris et souri pour la journée. J'en manquais pas une parce que tu ne le voulais pas. Ta présence me faisait tellement de bien. Chaque matin on avait notre rituel chaise de jardin clope et discussion. Toujours à la même heure. On ne manquait pas nos rdvs, sauf impossibilités biensûr. Tu me manques tellement encore maintenant et j'ai du mal à comprendre pourquoi tu prends autant de place dans mon coeur. Tu m'as tellement soutenue pendant des jours et des jours que je ne l'oublierai jamais, j'étais vraiment mal , mais très mal, et tu m'as donnée le goût de la vie en si peu de temps, brusquemment. Parfois je te regardais faire tes transmissions et ces paperrasse à la con de ce long couloir, pourtant pas si long, étourdie de fatigue et de douleur tu m'etais parfois inaccessible. Les matins où le réveil ne pouvait pas être dur tant que tu étais là, avec un mot gentil dès le réveil.. Le soir, je regardais la télé, devant cette emission dont j'arrive par contre pas à me souvenir, tu venais voir si tout allait bien avant de partir, et quand tu sentais que ça n'allait pas, quand tu voyais mon visage si sombre, tu te posais un instant auprès de moi, tu me prenais la main et tu me disais que ce genre de petit geste fait toujours beaucoup de bien à la personne qui le reçoit, que ce n'est pas toujours les grandes choses qui comptent mais bien + souvent les petites, les toutes simples....Tu m'as prise sous ton aile. Tu m'enseignais la vie, m'apprenais à revivre, alors que toi même était encore à l'école pour apprendre ton métier, ce métier que tu avais déjà dans la peau, dans les tripes, dans le coeur. Tu étais faîte pour ça. J'espere que tu as eu ton diplôme . Je ne me souviens plus si tu étais en première année. Je me dis que si c'etait le cas, tu as été diplomée l'année dernière alors. Toi qui avais deja de nombreuses années derrière toi, tu avais eu envie de reprendre des études et le nouveau métier que tu avais choisi ne t'allait qu'on ne peut mieux. Tu es faîte pour ça. J'envie les personnes qui te rencontent et à qui tu fais peut-etre autant de bien moralement que tu en as fait à moi dans cette lourde periode de ma vie. Te souviens tu de ce film que l'on avait regarder un après-midi, qui avait duré 3 heures, tu aimais beaucoup, tu t'étais même fait remettre à ta place par le personnel parce que tu prenais une pause dans la salle de télévision.... Et ces karaoké que tu venais participer avec plaisir...Quand j'entends du Goldman souvent je repense à ces moments... Pourquoi crois-tu que j'ai reussi à rentrer à l'ecole d'aide soignante, c'est parce que toi seule m'a donnée la foi, j'ai voulu y croire très très fort parce que je voulais donner moi aussi, donner comme tu m'as donnée, faire comme toi, peut-etre un jour aussi je serai infirmière par la suite. Peut-etre un jour on se croisera pendant mes stages. Souvent j'y pense tu sais. Le jour où tu es partie c'est comme si je n'existais plus tout en existant de nouveau. Comme si j'avais perdu l'oxygène et en même temps j'etais regonflée à bloc. J'ai tellement pleuré ton départ que je me suis vidée de larmes d'une bonne moitié de vie. Je t'ai vue t'éloigner lentement, et j'ai compris que je ne reverrai plus cet ange en blanc, tu avais remis tes vêtements persos et tu ne remettrai plus jamais ce costume d'ange. Tu es partie dans ta voiture rouge et tu as disparu de mon champ de vision. Mais tu restais dans mon coeur, tu y es encore. TU ME MANQUES j'espere un jour pouvoir trouver la paix de cette rencontre bouleversante et arriver à gérer mes émotions, parce que tu m'as sortie d'un très long tunnel noir, après tellement de souffrance il t'a suffit de peu pour m'aider à retrouver le chemin et rejoindre la lumière de la vie..... C'est ENORME ce que tu as fait..... MERCI