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Sortir la tête de l'eau, après des années où l'on croit ne plus voir la fin des reoutes épineuses, après des luttes entières, des remises en questions, des desespoirs, des larmes. Voir le but du tunnel, entrapercevoir la lumière, pouvoir l'atteindre, la sentir, la toucher. Malgré cela, un mal ancien reste toujours au fond de son coeur, de son âme. Un vide, un manque, une carence. Une douleur inexprimable. On essaie de pas y penser mais quelque fois ça revient de plus belle et c'est dur.
Adepte de la liberté , maintenant je peux enfin. Rouler , partir, voir ce paysage defiler sous les yeux, cette perception de la vie sous un angle different, cette traversée dans le temps, hors de portée du monde . Cette attirance depuis de si nombreuses années de fuite libre, d'échappatoire quand on croule sous l'etouffement intense et intérieur. Enfin un peu d'air frais. Prendre la route et partir loin . Loin de tout . De l'inimaginable. De l'irréel.
